EthereumChain.fr – Ethereum, BlockChain et achat d’ethers

Si vous n’avez jamais entendu parler d’Ethereum, sachez que c’est une technologie qui risque de bouleverser de nombreux secteurs. Le monde des services, mais également celui de la finance et des banques pourraient bientôt être impactés.

Le bitcoin permet aujourd’hui d’assurer avec succès le bon déroulement de transactions financières, grâce à la blockchain, cette chaîne de blocs qui constitue une base de données distribuée à tous les noeuds du réseau. Ethereum reprend à son compte ce concept en y ajoutant un langage de programmation qui va permettre à chacun de pouvoir contracter entre eux sans requérir la présence d’une autorité centrale.

Ethereum apparaît comme une manière d’automatiser le bon fonctionnement d’organisations humaines. Toutes les transactions passées entre leurs membres seraient contenues dans un grand registre infalsifiable.

D’habitude, lorsque je contracte avec autrui, je le fais car je sais qu’il existe un tiers de confiance capable d’endosser un costume d’arbitre afin de régler d’éventuels litiges.

Et si cet arbitre devenait un bout de code ? C’est le pari très osé de Vitalik Buterin, ce jeune développeur russe, qui a levé plus de 18 millions de dollars en 2014 pour mettre au point avec son équipe Ethereum.

1. Des echanges de MP3 à la génèse d’une plateforme globale

Ethereum peut être vu comme une évolution du Bitcoin, lui-même pensé comme un prolongement des envois de pair à pair propres au protocole Bittorent.

Comment en sommes-nous arrivés là ? Afin de mieux comprendre ce que représente la blockchain Ethereum, il apparaît nécessaire de voir dans quel processus elle s’inscrit.

Bittorent, première plateforme d’échange de pairs à pairs

Bittorent est le premier système mondial de transfert de données de pair à pair de manière décentralisée. Pointée du doigt comme la technologie qui allait mettre sur la paille cinéastes et musiciens, Bittorent permet à chacun d’échanger des fichiers très facilement. Avec un atout inédit : la possibilité de télécharger du contenu auprès de la communauté, sans dépendre des serveurs d’une société. Lorsqu’un utilisateur télécharge un fichier, il ne le fait pas auprès d’un serveur central, mais en s'”approvisonnant” auprès autres utilisateurs à travers le monde qui détiennent tous au moins une partie de ce fichier.

Le fonctionnement de la technologie bittorent

Le fonctionnement de la technologie bittorent

Par la suite, plusieurs développeurs ont cherché à reprendre cette idée de réseau totalement décentralisé afin de poser les bases d’une cryptomonnaie. Mais ils se sont heurtés à un problème majeur : ils ne parvenaient pas à résoudre le “double spending problem”, ce procédé qui aurait pu permettre à un usager peu scrupuleux de dépenser deux fois le même “token” (jeton ou unité de monnaie). Il fallait pour cela pouvoir disposer d’une base de données centralisée, permettant à chaque usager de s’assurer de l’unicité des mouvements de ces tokens.

Mais cela a pris du temps. Plusieurs développeurs ont échoué dans leur pari de créer une monnaie digitale, notamment Wei Dai en 1998, dont la B-money permettait déjà d’utiliser de la puissance de calcul pour sécuriser des transactions. Ce concept fut amélioré en 2005 par Hal Finney, grâce à l’idée de “preuves de travail réutilisables”.
En parallèle, Hashcash dont le but était d’empêcher le spam, a mis en place en 2002 un système qui obligeait n’importe quel ordinateur souhaitant envoyer des données à résoudre des systèmes complexes d’équations.

Une monnaie digitale qui tient ses promesses : le Bitcoin

Il faudra attendre 2008 pour assister à la naissance d’une monnaie digitale totalement sécurisée : le Bitcoin. C’est un développeur ou un groupe de développeurs se présentant sous le nom de Satoshi Nakamoto qui vont parvenir à trouver la solution permettant de donner naissance à une crypto-monnaie réellement sécurisée. En publiant en 2008 un papier blanc intitulé “Bitcoin : A peer-to-Peer Electronic Cash System”, ils posèrent les jalons de ce que sera la première monnaie digitale décentralisée. Une monnaie qui n’est pas créée par une banque émettrice, mais par de simples lignes de code.

Les monnaies fiduciaires s’appuient sur la confiance dans les banques centrales qui l’émettent, et participent à l’enrichissement des intermédiaires financiers. Le bitcoin a pour dessin de créer une monnaie sans banque centrale et sans intermédiaire financier. Nous sommes alors dans un contexte de perte de confiance dans les institutions bancaires. Cette idée d’une monnaie numérique séduit peu à peu de nombreux usagers, et le cours du Bitcoin passe de moins de 1 centime de dollar en février 2010 à 20 dollars en juiillet 2013, pour dépasser la barre des 1000 dollars en novembre 2013.

Cette nouvelle monnaie va permettre :

  • d’éliminer le recours à un intermédiaire : chaque transaction financière s’effectue de pair à pair comme lors d’un échange d’argent liquide.;
  • d’empêcher la “fausse” création monétaire en inscrivant l’ensemble des transactions passées sur un registre qui sera partagé entre les usagers;
  • De minimiser les frais de transactions, qui peuvent s’avérer coûteux lorsque l’on doit faire appel à un établissement bancaire. Minimiser, pas éliminer. Il subsiste des frais permettant de rémunérer les “miners”, qui mettent à disposition la puissance de calcul de leur machine. C’est cette puissance qui va pouvoir assurer la sécurité des transactions, en enregistrant celles-ci de manière indélébile sur ce que l’on appelle des blocs. Certains en ont d’ailleurs fait un business :

Une mine à bitcoins

Les transactions en bitcoins fonctionnent selon le système de Proof of Work. Les personnes “minant” simultanément peuvent être assimilées à des parties qui participent à un consensus. Même si un hacker était capable de créer un bloc sur la blockchain, il ne pourrait pas retirer de bitcoins, car seul le propriétaire du portefeuille peut y retirer de l’argent grâce à sa signature.

La menace d’une “double-spend attack” a quant à elle été solutionnée grâce à la dépendance entre les blocs : il devient impossible d’invalider un bloc sans invalider les précédents.

Mais concrètement, à quoi ça sert ? Imaginez que vous souhaitiez acheter un objet en ligne. Vous pouvez  payer le marchand par le biais de Paypal : vous envoyez votre argent à la société, qui va se charger d’en reverser une partie à la personne à qui vous souhaitez verser les fonds, en retenant au passage une commission relativement importante. Pour ne pas avoir à régler cette commission, il est désormais possible de régler le marchand directement en bitcoins, quelque soit le lieu où il se situe dans le monde. Et celui-ci ne pourra jamais déclarer qu’il n’a pas reçu son paiement, dans la mesure où toutes les transactions sont publiques.

Par contre, il est plus compliqué pour vous de prouver que vous n’avez pas reçu son colis. On pourrait imaginer un prolongement comme celui-ci :
1- Le programme vérifie que le colis a été reçu, en renseignant le numéro de suivi du colis directement sur le site de chronopost;
2- Le programme procède automatiquement au paiement du marchand.

Farfelu ? Pas vraiment. En reprenant ce concept de chaîne de blocs, Ethereum va aller beaucoup plus loin et permettre des applications très diverses.

La génèse de la Blockchain Ethereum

C’est Vitalik Buterin, un canadien de seulement 22 ans qui a inventé Ethereum. Le jeune homme s’était pris de passion pour le bitcoin et avait co-fondé en 2011 le “Bitcoin Magazine”.

Vitalik Buterin, inventeur d'Ethereum

Vitalik Buterin, inventeur d’Ethereum

Fin 2013, il publie un papier blanc décrivant la blockchain Ethereum en la présentant à la fois comme une monnaie cryptographique de nouvelle génération et une plateforme d’applications décentralisées. Son organisation à but non lucratif baptisée “Ethereum Foundation” lèvera 18,9 millions de dollars l’année suivante.

2. Ethereum, une nouvelle BlockChain

Ethereum peut être assimilé à un “ordinateur global”, décentralisé, qui va permettre de créer et de superviser des “smart contracts”. Ce sont des contrats intelligents dont la bonne exécution est assurée non pas par une autorité tierce, mais par la communauté elle-même. Les développeurs peuvent y concevoir des applications de toutes sortes qui vont permettre de superviser le transfert d’objets, de valeur voire même de pouvoir entre les individus.

Cet “ordinateur global” exécute des programmes grâce au concours de milliers d’utilisateurs qui fournissent une partie de la puissance de calcul de leur machine.

La BlockChain Ethereum va permettre de faire émerger de nouvelles alternatives aux plateformes communautaires sur lesquelles de nombreuses personnes ont pour habitude de passer des contrats, comme Airbnb ou Uber. A une exception près : plus besoin de se soumettre aux règles édictées par une seule société. Les conditions qui régissent les interactions entre les usagers seront décidées par la communauté toute entière. Il va être donc possible de gérer des plateformes d’échange grâce à un consensus distribué.

6 principales caractéristiques d’Ethereum

La blockchain Ethereum constitue une base de données inaltérable et partagée par tous les usagers. Chaque bloc, codé de manière cryptographique, représente plusieurs transactions qui ont été validées par la communauté.  Cet ensemble de bloc est détenu par tous les usagers(des noeuds), qui conservent chacun une copie local de cette base données.

Les atouts de l’Ethereum sont nombreux :

  • Inaltérabilité : la base de données blockchain étant publique et chaque ordinateur qui participe à son fonctionnement en possèdant une copie, il est en théorie quasi-impossible de falsifier Ethereum. Chaque inscription effectuée sur la blockchain trouve son origine dans le consensus de l’ensemble des “miners”.
  • Absence de possibilités de censure donc sur Ethereum. Nous savons tous que certains gouvernements ont une fâcheuse tendance à vouloir effacer des données qui ne semblent pas conformes à l’image qu’ils souhaitent. Avec Ethereum, un gouvernement soucieux d’effacer des données n’en serait pas capable.
  • Frais de fonctionnement optimisés : les développeurs sont incités à optimiser leurs applications tandis que les ressources en énergie sont allouées de manière efficiente grâce à la rémunération récoltée par les “miners”.
  • Sécurité des transactions, grâce un chiffrement performant des données.
  • Publicité :  les enregistrements qui ont été effectués sur la blockchain peuvent être consultés par toute la communauté. Il devient ainsi possible de connaître tous les flux d’ethers depuis et vers un compte en indiquant cette adresse dans un service comme EtherScan.io.
  • Anonymat : la transparence n’implique pas une mise à nu de chaque usager. Si un particulier vous demande de le payer en bitcoins, et vous envoie son adresse publique, vous avez alors accès à un tas d’informations sur son portefeuille : l’historique de ses paiements et versements, le montant de bitcoins qu’il détient… Avec Ethereum, il sera possible de décider pour chaque contrat des personnes ou des groupes de personnes qui auront accès à ses informations.

Une dernière chose concernant la publicité et l’anonymat : il sera possible sur certaines applications de choisir à qui vous l’on souhaite faire apparaître certaines données confidentielles. On peut déjà imaginer l’idée d’un “carnet de santé” qui nous suivrait, et ne serait accessible qu’aux médecins chargés de nous soigner, qui pourraient alors consulter en un clic l’ensemble de nos antécédents médicaux.

L’ether, une monnaie digitale comme le bitcoin?

L’ether possède de nombreux points communs avec son cousin le Bitcoin. Ce sont tous deux des monnaies :

  • digitales : elles ne peuvent pas être matérialisées, et ne sont pas échangeables directement entre deux individus sans passer par le réseau;
  • décentralisées : à l’inverse des monnaies fiduciaires, leur prix n’est pas contrôlé par une institution;
  • dont la valeur reposent sur la confiance, non pas dans une banque émettrice ou un Etat, mais dans le système dans son ensemble.

Les différences ? Elles sont immenses. Le bitcoin ne permet de coder que des applications très limitées : même s’il serait possible de programmer des applications en se servant de cette technologie, ce serait long et peu efficient. Il a seulement été pensé comme une monnaie.
Avec Ethereum, nous avons à disposition un réceptacle dans lequel il va être possible d’imaginer une infinité d’applications concrètes.

Comment acheter des ethers ? C’est assez simple. N’hésitez pas à lire mon guide sur l’achat d’ethers.

Où conserve-t-on ses ethers ? Les ethers se glissent dans un portefeuille numérique, l'”Ethereum Wallet“, qui va permettre de conserver ses jetons à l’abri, mais aussi de rédiger, exécuter et recourir à l’utilisation de “smart contracts”.

Même si le cours de l’ether varie et qu’il possède une valeur marchande, l’ether n’a pas vocation à devenir une monnaie destinée au simple paiement de biens et des services. Il va toutefois servir de valeur d’échange permettant d’assurer le paiement des exécutions relatives aux smart contrats.

L’ether doit servir à récompenser les utilisateurs qui mettent à disposition la puissance de calcul de leur machine, ou qui contribuent à son développement. En effet, les usagers sont incités à participer à la validation des transactions, via le “mining”.

L’offre d’ethers est-elle limitée ? Oui, le nombre d’éthers crées chaque année est limité à 18 millions, soit 25% de l’offre initiale. Son taux d’inflation va ainsi décroître d’année en année. Il est prévu qu’à terme, le nombre d’ethers crées en une année soit à peu près équivalent au nombre d’éthers perdus (perte de clé, décès) afin d’atteindre un équilibre entre création et destruction monétaires.

L’éther va permettre d’assurer le bon fonctionnement d’applications

L’ether est l’élément de base nécessaire au bon accomplissement des paiements réalisés par les personnes qui utilisent la blockchain Etherium. Plus les applications développées sur Etherum nécessitent de la puissance de calcul, plus ceci va s’avérer coûteux en termes de ressources. Or les développeurs ont besoin d’acquérir de l’ether, assimiable à de l’essence (“gaz”) pour faire tourner leurs applications.

Voilà pourquoi les développeurs sont incités, afin de réduire leurs coûts, à coder les applications les plus efficientes que possible en termes de consommation de puissance de calcul. On revient sur cette idée selon laquelle ce qui est bon pour un individu l’est aussi pour le collectif.

Aussi appelé EtherScript, ce langage de programmation va permettre à n’importe qui de pouvoir programmer une application

La plupart des contrats passés entre des entités impliquent un échange économique. Avec Ethereum, il va être possible de contrôler automatiquement la bonne exécution d’un accord ainsi que l’exécution du paiement sous-jacent en ethers.

 

3. Des applications diverses

Ethereum, la fin de l’intermédiation ?

Ces dernières années, de multiples compagnies “on-demand”, surfant sur une mode de services dits “collaboratifs” ont connu des croissances très rapides. Ethereum vient les concurrencer, en apportant une alternative.

L’obligation de passer par des organismes de contrôle

Prenons l’exemple de Julien. Il effectue le trajet Paris-Marseille tous les week-ends, et dispose de trois places libres dans sa voiture. Depuis quelques mois, il propose ces places sur Blablacar, ce qui lui permet de rembourser une grosse partie de ses frais.
Mais a t’il vraiment le choix ? Julien est obligé d’utiliser la plateforme Blablacar pour pouvoir proposer ses places libres, car les autres plateformes ne peuvent lui assurer qu’une visibilité très faible. Et il est donc presque contraint de régler une commission importante à Blablacar sur tous ses trajets.

Le problème, c’est que ces réseaux d’échanges de biens et services sont contrôlés par un petit nombre d’entreprises parfois omnipotentes et qui souffrent de nombreux défauts. Elles sont :

  • coûteuses,
  • lentes,
  • hiérarchisées,
  • objectives de part leur nature.

Ces sociétés ne sont que des intermédiaires : Airbnb ne dispose pas de logements et Uber ne possède pas de voitures. Ils ont trouvé des marchés juteux sur lesquels il existait déjà une demande forte. Nous sommes tous déja tombés sur un chauffeur de taxi peu aimable, et nous avons tous déjà connu des soucis pour trouver un logement lors de nos séjours à l’étranger. Ces événements ont tendance à engendrer une frustration à laquelle ces sociétés apportent une réponse brillante.

Mais cette réponse a un prix : une commission forfaitaire + 20% du chiffre d’affaires des chauffeurs chez Uber; de 9 à 15 % sur chaque nuitée chez Airbnb. Même si ces frais sont légitimes, les coûts viennent impact directement le pouvoir d’achat du client.

Ethereum propose de résoudre ce problème, grâce à un langage de programmation qui va permettre à n’importe qui de créer son propre “smart contract”. Vitalik Buterin a ainsi déclaré qu'”Ethereum vise à être la base d’un protocole sur lequel les usagers pourront créer des applications décentralisées”. Il devient possible pour n’importe quel développeur de pouvoir concevoir une plateforme automatisée. Comme il n’y a pas aucune autorité qui contrôle cette plateforme, les coûts seront très réduits, permettant aux usagers de profiter d’un service très économique voire gratuit.

Prenons l’exemple d’Uber :

Prenons l’exemple d’Uber : la société californienne récupère 20% du chiffre d’affaires de ses chauffeurs. Les commissions prélevées par les plateformes sont souvent assez importantes, et peuvent venir diminuer considérablement les profits effectués par ceux qui en tirent une rémunération. On peut le voir dans l’autre sens et se dire que lorsque l’on paye 10 euros pour une course, les frais Uber nous coûtent 2 euros.
On peut facilement imaginer de futures plateformes de VTC qui ne prendraient que de très faibles commissions, de l’ordre de 1 à 2%. Il existe d’ailleurs déjà l’application Lazouz, qui souhaite à court terme mettre en place des rétributions pour les personnes qui acceptent d’accueillir des passagers sur de courtes distances.

Pour la création de ces “decentralized applications”, ou DApps, Etherum s’appuie sur le language Solidity, semblable à Javascript. Si vous êtes curieux sur les possibilités permises par ce langage, vous pouvez consulter cette page en anglais.

Ces DApp sont open source : n’importe qui peut accéder au code qui décrit la façon dont elle fonctionne. Des changements peuvent être opérés à ce code seulement si une proportion prédéfinie d’usagers l’accepte et les données doivent être consignées dans une blockchain publique.

Des applications nombreuses et diverses

Ces DApps pourront à terme surpasser les applications conçues et contrôlées par des sociétés privées grâce à leur flexibilité, leur transparence , leur procédé de récompenses et le fait qu’elles ne nécessitent aucun contrôle en temps réel, tout y étant automatisé. Elles permettront aux usagers vont interragir au travers d’une interface ergonomique Desktop ou mobile .

Les principaux projets de DApps

Il existe déjà une multitude d’applications décentralisées, parfois à l’état de projet.

1. Augur

Augur est une bourse mondiale de paris en ligne. Chaque utilisateur est invité à tenter de prédire l’avenir, en effectuant une mise qui pourrait lui rapporter un certain montant.

Il est virtuellement possible de concevoir un pari sur n’importe quoi, et de conserver au passage la moitié des frais prélevés aux participants(2% en général). Trois conditions toutefois :

  • le pari doit pouvoir prendre en compte l’ensemble des possibilités
  • le fait sur lequel il porte doit pouvoir être vérifié sur un site qui fait autorité
  • il ne doit pas être contraire à l’éthique prônée par la communauté.

Voici un exemple de pari :

Un pari sur françois Hollande sur la DApps Augur

Vous pensez que François Hollande va se représenter? Vous achetez des parts qui correspondent à la réalisation de cet événement. Les “cotes” seront définies en fonction de l’offre et de la demande, et ajustées en tant réel afin de refléter un prix “collectif”, basé sur les intuitions de la collectivité.
Il va être par ailleurs possible d’acheter et de vendre ces actifs très avant l’échéance, si l’on souhaite sécuriser un gain, limiter de potentielles pertes ou parier sur la manière dont évoluent les cotes.

Non ce n’est pas une énieme solution de paris en ligne. Augur s’appuie sur la croyance selon laquelle les prédictions faites par un groupe sont toujours supérieures à celles des individus qui le composent. Son activité devrait d’ailleurs permettre de récolter de la data, en incitant les gens à donner leur avis.

Autres DApps (ou projets) :

    • The DAO
    • Ethereum Pyramid Contract
    • ConsenSys
    • Slock.It
    • Backfeed
    • Ethcore
    • FreeMyVunk
    • The Rudimental
    • Etheropt
    • Digix
    • Crowdsale